A Paris pour sensibiliser les Parisiens sur le juste prix payé aux agriculteurs
« Votre alimentation a un prix, Notre métier a un prix ». C’est porteur de ce message que, le 11 octobre, les agriculteurs de la FNSEA et de JA sont venus de 11 régions afin de renouer le lien avec les consommateurs parisiens mais aussi pour les sensibiliser sur le prix payé aux agriculteurs. L’objectif était aussi d’interpeller le Président de la République en amont de sa déclaration dans le cadre des Etats Généraux de l’Alimentation, qui a eu lieu le soir même.
« Votre alimentation a un prix, Notre métier a un prix ». C’est porteur de ce message que, le 11 octobre, les agriculteurs de la FNSEA et de JA sont venus de 11 régions afin de renouer le lien avec les consommateurs parisiens mais aussi pour les sensibiliser sur le prix payé aux agriculteurs. L’objectif était aussi d’interpeller le Président de la République en amont de sa déclaration dans le cadre des Etats Généraux de l’Alimentation, qui a eu lieu le soir même.

« On ne peut pas s'acheter des pages de pub à foison comme Michel Édouard Leclerc, mais on vient parler au consommateur avec nos tripes » a déclaré Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA le 11 octobre. En amont des déclarations du président Macron sur le premier chantier des États Généraux de l’alimentation, JA et la FNSEA avaient organisé un rassemblement place de la République, à Paris, afin d’aller à la rencontre des consommateurs parisiens. « Emmanuel Macron ne peut pas passer à côté des décisions consensuelles qui ont été prises dans le cadre des États généraux de l’alimentation » a réaffirmé Christiane Lambert à la mi-journée, l’objectif étant aussi d’interpeller le Président avant qu’il ne s’exprime, le soir même à Rungis. Samuel Vandaele, secrétaire général de Jeunes Agriculteurs, a rappelé qu’il fallait «une contractualisation qui prenne en compte nos coûts de production pour donner de la visibilité aux jeunes agriculteurs ». Sur ce point, les syndicats ont été satisfaits par les déclarations d’Emmanuel Macron qui a annoncé le soir même son intention d’inverser le système de contractualisation en intégrant les coûts de production. Autre point de satisfaction dans les annonces du président de la République, sa volonté de mettre fin à la guerre des prix bas : il s’est dit « favorable » à l’encadrement des promotions et à l’élévation du seuil de revente à perte. Les agriculteurs ont donc eu l’impression qu’une partie de leurs messages ont été entendus par le Président.
Renouer le lien avec les consommateurs
Mais la ferme France était surtout présente à Paris pour dire aux citoyens que les efforts des agriculteurs méritent un juste prix pour leurs produits de qualité.
Le mot d’ordre de cette journée était donc « Votre alimentation a un prix. Notre métier a un prix ». La journée était animée par René Debons, agriculteur dans l’Aveyron, qui a interrogé les consommateurs notamment sur la manière dont se faisaient leurs actes d’achats.
Sur les stands des 11 régions, des agriculteurs ont échangé de manière conviviale avec les consommateurs sur les « prix toujours trop bas payés aux exploitants » a souligné Jérôme Despey. La mobilisation syndicale a également permis aux producteurs de présenter et de vendre leurs produits, mais aussi de rappeler leurs manières de les produire. Les Parisiens ont donc pu acheter des produits régionaux au juste prix, tout en partageant avec les agriculteurs. Des questionnaires et des flyers étaient également distribués aux visiteurs afin de les sensibiliser sur le prix, mais aussi sur les services rendus par l’agriculture aux territoires français. Un exercice pédagogique réussi puisque le message semble être passé auprès de consommateurs. Valentin, jeune franco-colombien, installé à Paris depuis deux mois, a trouvé l’évènement « intéressant, car chacun parlait de ses produits locaux, de la problématique avec les grandes surfaces, pour moi, c’est important de payer le prix juste aux agriculteurs». Toute la journée, des animations étaient organisées par les interprofessions autour du lait, de la viande, des céréales et des fruits des légumes. Des ovins et des bovins ont également fait l’animation pour petits et grands. La journée s’est conclue par une chaîne de dons à destination des Banques Alimentaires. Une partie des invendus a par ailleurs été donnée à Solaal, soit deux camions pleins de nourriture.