Jean Morel (Groupement Lactalis d’Isigny-sur-Mer)
Prêt à aller dans une OP bassin laitier
Jean Morel (Groupement Lactalis d’Isigny-sur-Mer)
Jean Morel, président du Groupement Lactalis d’Isigny-sur-Mer depuis deux ans, adhère à l’EMB (European Milk Board). Il se dit favorable aussi à la création d’une OP (Organisation de Producteurs) à l’échelon du bassin laitier normand.

Que pèse le Groupement que vous présidez ?
Nous fédérons sur le Calvados et la Manche une centaine de producteurs équivalant à une collecte de 35 millions de litres de lait. Vis-à-vis d’un Groupe comme Lactalis, nous pesons peu.
Vous avez reçu la seconde proposition du contrat Lactalis. L’avez vous signé ?
Non et j’invite chacun à s’abstenir. Sur la première mouture, nous n’avions pas eu besoin de communiquer. C’était un “non” général. Avec la seconde, le doute s’installe chez certains d’autant plus que les pressions de l’aval sont importantes. Quelques divergences commencent à apparaître entre producteurs.
Mais pourquoi ne pas signer?
Je n’ai pas constaté de grandes avancées dans la seconde version. J’ai participé au tour de table réunissant les présidents des différents Groupements Lactalis. Nous avons fait des propositions mais Lactalis veut passer en force, avant les OP. Nous cour-circuiter pour imposer une contractualisation individuelle et accentuer un rapport de force en sa faveur. Avec mes collègues des groupements Lanquetot/Les Vey et JeanJacques, nous avons pu constater lors de notre réunion de jeudi dernier que nous partagions les mêmes points de vue.
Vous évoquez la notion d’OP. Où en êtes-vous dans la réflexion ?
Tout d’abord la publication des décrets officiels pour y voir plus clair. Ensuite, et à titre personnel, j’adhère à l’EMB. Un projet qui va plus loin que celui porté par la FNPL qui privilégie une organisation par entreprise.
Cependant, entre producteurs et quel que soit le bord, il faudra bien s’accorder sur certains points. Il faut avancer sinon on va droit dans le mur. A ce titre, je suis prêt à cheminer vers une OP à l’échelon du bassin laitier.
Comment expliquez-vous que ce chantier de la contractualisation soit si lent ?
La crise du lait a laissé des traces. Je regrette les abus verbaux de part et d’autre qui font qu’il n’est pas facile de reconstruire après. C’est d’ailleurs pour calmer le jeu que j’ai accepté ce poste de président de Groupement. Le Ministre de l’Agriculture qui fait traîner les choses a aussi sa part de responsabilité. Enfin, le fait que le prix du lait soit aujourd’hui à ce niveau ne facilite pas non plus le changement dans l’organisation de notre filière. J’y crois encore cependant mais ça va être dur.
Nous fédérons sur le Calvados et la Manche une centaine de producteurs équivalant à une collecte de 35 millions de litres de lait. Vis-à-vis d’un Groupe comme Lactalis, nous pesons peu.
Vous avez reçu la seconde proposition du contrat Lactalis. L’avez vous signé ?
Non et j’invite chacun à s’abstenir. Sur la première mouture, nous n’avions pas eu besoin de communiquer. C’était un “non” général. Avec la seconde, le doute s’installe chez certains d’autant plus que les pressions de l’aval sont importantes. Quelques divergences commencent à apparaître entre producteurs.
Mais pourquoi ne pas signer?
Je n’ai pas constaté de grandes avancées dans la seconde version. J’ai participé au tour de table réunissant les présidents des différents Groupements Lactalis. Nous avons fait des propositions mais Lactalis veut passer en force, avant les OP. Nous cour-circuiter pour imposer une contractualisation individuelle et accentuer un rapport de force en sa faveur. Avec mes collègues des groupements Lanquetot/Les Vey et JeanJacques, nous avons pu constater lors de notre réunion de jeudi dernier que nous partagions les mêmes points de vue.
Vous évoquez la notion d’OP. Où en êtes-vous dans la réflexion ?
Tout d’abord la publication des décrets officiels pour y voir plus clair. Ensuite, et à titre personnel, j’adhère à l’EMB. Un projet qui va plus loin que celui porté par la FNPL qui privilégie une organisation par entreprise.
Cependant, entre producteurs et quel que soit le bord, il faudra bien s’accorder sur certains points. Il faut avancer sinon on va droit dans le mur. A ce titre, je suis prêt à cheminer vers une OP à l’échelon du bassin laitier.
Comment expliquez-vous que ce chantier de la contractualisation soit si lent ?
La crise du lait a laissé des traces. Je regrette les abus verbaux de part et d’autre qui font qu’il n’est pas facile de reconstruire après. C’est d’ailleurs pour calmer le jeu que j’ai accepté ce poste de président de Groupement. Le Ministre de l’Agriculture qui fait traîner les choses a aussi sa part de responsabilité. Enfin, le fait que le prix du lait soit aujourd’hui à ce niveau ne facilite pas non plus le changement dans l’organisation de notre filière. J’y crois encore cependant mais ça va être dur.