Qui nourrira les habitants d'Epron (14) et de la France demain ?
Plusieurs maires se sont offerts un buzz médiatique ces derniers jours sur le dos des agriculteurs. Au lieu de discuter, d'échanger, ils opposent la population, pointent les agriculteurs comme des empoisonneurs, oubliant par là que notre agriculture est nommée pour la quatrième année la plus vertueuse au monde, selon le magazine britannique « The Economist »... Mais qui s'en préoccupe ?

Ils partent en croisade, se donnant le rôle des bien pensants, sans aucun fondement scientifique.
A Epron, les agriculteurs n'ont pas été concertés en amont d'une décision qui les concerne. Mais l'agriculture est elle le sujet majeur du Maire ?
Entre 1947 et 2016, le maintien de la biodiversité n'a jamais été une préoccupation de la ville : Aujourd'hui, Epron concentre plus de 1100 habitants au km carré. Et les projets d'urbanisation à venir laissent augurer une augmentation importante du béton et de la pollution automobile. Que vont manger les habitants d'Epron demain ? Surement pas du local !! Que vont respirer les enfants d'Epron ? Des gaz d'échappement ? A quand un arrêté municipal interdisant les voitures à 150 mètres autour des écoles ?
Nous refusons que notre Belle profession soit injustement montrée du doigt.
Aux habitants d'Epron, de Langouët et d'ailleurs, nous voulons leur dire : Produire moins, c'est importer plus. Or les produits importés ne sont jamais aussi vertueux que les nôtres en termes de respect de l'environnement et de qualité ! Ne l'oubliez pas. La décision de votre maire, couplée à votre urbanisation galopante posent plusieurs questions : Qui vous nourrira demain ? Où seront les réserves de biodiversité ?
Sans produit phytosanitaire, nous perdrions la moitié du blé français. Pas très grave, tant que vos estomacs sont remplis. Sans traitement, c'est le retour de maladies végétales pouvant impactées la santé des consommateurs.
Nous ne sommes pas dupes. Sous couvert de protéger la population, les maires protègent leur popularité. Ce climat délétère plombe le moral des agriculteurs. Ici et là, on assiste à des tensions entre les citoyens et les agriculteurs.
Aux maires, aux associations, ... nous vous demandons de privilégier la concertation, le dialogue et le respect.