Rencontres avec les GMS : la course aux solutions
En marge des actions, la FDSEA14 et des Jeunes Agriculteurs multiplient les rencontres. La semaine, les syndicalistes ont rencontré les représentants de la SC Normande, la platte forme des magasins Leclerc. L’idée d’une cagnotte pour les produits française fait son chemin.

Les actions des derniers jours ont le mérite de libérer certains agendas. Stanislas Dutel, des Jeunes Agriculteurs du Calvados, a trouvé rapidement un créneau. Les portes sont ouvertes. Reste à connaître la qualité du dialogue.
Parler et faire parler
La centrale d’achat de Leclerc n’est pas la seule concernée par ces prises de contact. À l’échelle régionale, d’autres échanges sont programmés avec Super U, Lidl et Intermarché.
Dans un premier temps, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs sont là “pour comprendre”. “Nous sommes là autant pour parler que pour faire parler. On veut écouter pour mieux appréhender la répartition des marges. J’espère que les représentants de la grande distribution ont aussi des choses à dire. Nous avons besoin d’explications”, indique Patrice Lepainteur, président de la FDSEA 14.
Une charte à la mode belge ?
Sur les produits laitiers ou bovins, la grande distribution s’était engagée à revaloriser certains tarifs. “Elle a été échaudée, car elle estime que ces efforts ne sont pas redescendus vers le producteur”, indique Charles-Henry Lebrun, président des Jeunes Agriculteurs de Normandie. La FNPL propose une charte laitière des valeurs. Les éleveurs sont donc allés à la SCA Normade avec le document sous le bras. Ce dernier évoque quelques grands principes comme la recherche d’un “partage équitable du risque de volatilité” ou la volonté de “poser le principe de relations commerciales plus fluides et plus transparentes”.
S'engager à relever les prix
Dans l’urgence, l’idée est de s’engager à relever les prix des produits français en cas de crise. L’idée semble recevable par la grande distribution. “Certaines d’entre elles estiment que les hausses n’ont pas profité aux producteurs. Avec le lait, 320 millions d’euros ont été versés par les GMS. Seuls 120 auraient bénéficié aux éleveurs.”, détaille Charles-Henry Lebrun.