Normande
Rester les maîtres de l’orientation raciale
Vêlage précoce, organisme de sélection et plan d’épandage étaient au programme
de l’assemblée générale du syndicat des éleveurs de la race Normande, à la Vacquerie.

Fin 2007, l’AICC comptabilisait 84 100 bovins laitiers de race Normande. Soit une baisse de 3 %. Dans le même temps, les effectifs suivis par le Contrôle laitier ont augmenté de 3 %, avec 425 femelles de plus. “La baisse des effectifs reste un phénomène naturel lié à la disparition d’exploitations. La Normande est souvent présente dans de plus petites structures. Les animaux ne sont pas toujours repris dans les agrandissements. C’est un phénomène à prendre en compte. On doit réagir”, explique Denys Lerévérend, président du syndicat. Sa solution : reconquérir les troupeaux mixtes en rencontrant les éleveurs concernés et en présentant des simulations économiques.
Autre sujet d’actualité, le passage de l’Upra en organisme de sélection sera effectif en juin 2008. Les modalités de ce changement se concrétisent.
“Nous avons eu un séminaire. Nous souhaitons conserver le rôle de notre Upra dans la future OS. Les éleveurs doivent rester maîtres de l’orientation raciale et garder un schéma unique de sélection toujours gérée par le GNA”. Le syndicat des éleveurs de la race normande du Calvados évoque néanmoins quelques regrets.
Upra et OS : des regrets
“Le pouvoir de l’Upra part un peu trop dans les entreprises de sélection. La représentativité sera-t-elle suffisante dans les unités de sélection ? Je suis un peu déçu. Avec cette future OS, nos antennes semblent menacées”, regrette Denys Lerévérend. L’antenne risque de perdre ainsi son technicien. Il pourrait être affecté à une entreprise de sélection. “Je pense qu’il y a encore un effectif important. Il y avait sans doute moyen de garder un technicien sous l’identité Upra. Il permettrait un service avec une certaine neutralité, susceptible de satisfaire les éleveurs. Rien n’est fini. Mais les éleveurs devront se battre pour défendre notre cause”.
Le plan d’épandage soucie également le syndicat. “Le calcul à l’UGB pour un même quota défavorise le troupeau normand. Ce n’est pas logique alors qu’on a une aide de compensation laitière calculée au litre de lait. Les deux systèmes peuvent fonctionner sur ce principe. C’est un dossier que nous souhaitons relever. Les éleveurs de normandes ne polluent pas davantage que les autres races”.
V.M.
pour un vêlage plus précoce