Contrôle Laitier
Révision de la carte des services
Contrôle Laitier
Face à la prochaine réforme des quotas laitiers, les dirigeants présentent de nouveaux atouts.

Thierry Hulmer, président, (à droite) et Hervé Tesnière, directeur, “des outils qui répondent aux nouveaux besoins des éleveurs”.
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E.C.
Face à une baisse du nombre d’adhérents (plus de 3000 en 2001, 2844 sur 2006), le Contrôle laitier rebat ses cartes et présente de nouveaux atouts. Cette baisse est due aux départs en retraite ainsi qu’au regroupement d’exploitations. Le nombre de vaches contrôlées, lui, baisse aussi mais de façon plus modeste. Sur 5 ans, le CL 50 passe de 154 000 à 142 000, à noter là aussi l’effet de la performance et de la montée des lactations.
Nouveaux atouts
Présenter de nouveaux atouts aux éleveurs, c’est jouer la carte de l’efficacité maximum. La donne sera proposée en janvier 2008, après les réunions sur le terrain. “Nous présenterons des protocoles avec un nombre de passages différents” souligne Hervé Tesnière, directeur du service. La gamme de conseils sera élargie à tous les niveaux : technique, technico-économique, réglementaire, analyse globale en liaison avec la Chambre d’Agriculture ainsi qu’une facturation adaptée. En interne, le Contrôle Laitier effectue sa révolution : réorganisation de l’encadrement, séparation des missions “conseils” et “contrôles de performance” et mise en place de trois animateurs sur des régions pré-définies, “Baie”, “Bocage” et “Cotentin”.
Les nouveaux outils informatiques comme “SIEL” (gestion du contrôle de performance/appui technique). permettent déjà une meilleure réactivité sur le terrain. Côté éleveur, “Synel expert et web” ont passé la barre des 1000 abonnés.
Le CL 50 mise, pour optimiser ses prestations, sur un renforcement des partenariats avec l’ensemble de la filière “lait”, les centres comptables, AGIRE, et bien sûr la Chambre d’Agriculture. Cette dernière interviendra notamment sur le suivi de fertilisation, des journées à thèmes ou l'animation de groupes au travers des CRDA.
Thierry Hulmer, président du Contrôle Laitier, estime présenter “une gamme de services qui répondent aux besoins des éleveurs. Notre axe de travail ? Améliorer la rentabilité des exploitations”. Au niveau régional, les Contrôles Laitiers allient leurs forces, notamment avec un plan de formation commun des techniciens ou encore un rapprochement avec le CIRLAIT ou le CIRVLBN. Pourtant, face à l’accélération de la réforme des quotas laitiers, un autre challenge devra se préparer, celui d’une fusion à terme des CL, sinon de l’Ouest, du moins de Normandie.
Les chiffres
Côté chiffres, le CL 50 tire joliment son épingle du jeu financier avec 140 000 euros net de résultat, accompagnés de fonds propres en amélioration. L’année dernière, les techniciens ont effectué près de 30 000 visites chez les adhérents (plus de 1 300 000 analyses TB/TP/Cellules). Quant à Bovins Croissance (288 adhérents), il a réalisé 23 302 pesées sur 247 visites.
Concernant les lactations, elles ont régressé de 1688 sur 2006. “La pression de sélection a permis une augmentation de la production de 90 kg/vache avec un TB stable et une faible variation du TP (-0,1 point)”.
La Prim’Holstein représente 55% de l’effectif contrôlée (8861 kg en moyenne, +102 sur 353 jours) , la Normande 42% (5913 kg sur 309 jours, + 65 kg). La sélection entreprise depuis plusieurs années se traduit sur les races par une stabilité du TB et un maintien du TP. A la clé, une valorisation du prix; il s’élève, pour 1000 litres, à 305,70 euros. Ce chiffre n’inclut évidemment pas l’aide directe laitière de 35,5 euros.