Yannick Kéraudy
Soutenir le marché du cidre par la communication
Yannick Kéraudy
Pour Yannick Kéraudy, directeur des Celliers Associés (Pleudihen-sur-Rance/22), il faut continuer à soutenir le marché du cidre par une communication active. Il faut aussi mieux informer le consommateur en apposant, notamment sur les cidres non pasteurisés, une DLUO (Date Limite d'Utilisation Optimale).

Il n'y a aucune raison pour que le marché explose ou s'effondre en 2007.
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TG
Comment évolue le marché du cidre ?
Globalement, on peut parler de stabilité. Selon les segments cependant, les tendances sont opposées. Le marché du cidre de table est en nette baisse alors que celui du cidre bouché est en progression.
En terme de volume, les hausses compensent-elles les baisses ?
Un consommateur de cidre de table, c'est fréquement 1 litre par jour. Un consommateur de cidre bouché : 3 à 4 litres par an. En d'autres termes, quand on perd un consommateur de cidre de table, il faudrait le compenser par 100 nouveaux consommateurs de cidre bouché pour maintenir les équilibres. D'où l'importance de maintenir une communication soutenue et de mieux informer le consommateur en apposant, notamment sur les cidres non pasteurisés, une DLUO (Date Limite d'Utilisation Optimale).
Comment s'est comporté, en 2006, le marché du côté des grossistes ?
Difficilement car ils se désintéressent de plus en plus du cidre. Nous représentons pour eux un petit marché qui ne s'inscrit pas toujours dans leur stratégie commerciale. Par ailleurs, ces grossistes sont bien souvent des filiales de brasseurs et, face à la baisse de consommation de bière, ils se concentrent sur leur cœur de métier.
Et du côté des crêperies ?
Elles ont tendance à se "despécialiser" pour faire parallèlement de la saladerie, des pizzas... Elles ajoutent donc à leurs cartes d'autres boissons comme le vin rosé. Ce n'est pas forcément une bonne chose pour le cidre.
Quelle évolution en 2007 ?
Il n'y a aucune raison pour que le marché explose ou s'effondre. Les transformateurs sont cependant confrontés aux conséquences de la loi Dutreil qui change la donne. Les relations commerciales avec la grande distribution sont plus ardues. Nous devons nous adapter à ce changement en préservant les volumes et la valeur ajoutée de nos produits cidricoles.
Propos recueillis par Th. Guillemot