Claude Bossard, Directeur de la Cidrerie du Val de Vire (50)
Toutes les pommes sont les bienvenues
Claude Bossard, Directeur de la Cidrerie du Val de Vire (50)
Claude Bossard est directeur de la Cidrerie du Val de Vire, filiale de la coopérative Elle&Vire, et de la Cidrerie Dujardin (Cahagnes 14). Il est par ailleurs président du SNTC (Syndicat National des Transformateurs Cidricoles). Son sentiment sur une campagne cidricole 2007/2008 qui redémarre.

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TG

Sandra Feron, en charge de l’agréage à la Cidrerie du Val de Vire. Toutes les pommes de la région, issues du verger basse-tige ou haute-tige, produites
par des coopérateurs ou non-coopérateurs sont les bienvenues. Il suffit de l’appeler au 02 33 06 65 81.
par des coopérateurs ou non-coopérateurs sont les bienvenues. Il suffit de l’appeler au 02 33 06 65 81.
La campagne 2007/2008 pommes à cidre s’annonce-t-elle prometteuse ?
Elle a démarré vers le 10 septembre conformément aux autres années. Nos trois sites de Condé-sur-Vire, Le Teilleul (50) et Cahagnes (14) sont ouverts. L’hypothèse d’une baisse de production dans la région Bocage, pronostiquée par le CTPC (Centre Technique des Productions Cidricoles), semble se confirmer.
Cela concerne autant le verger basse-tige que le verger haute-tige ?
Il semble que cette chute de production soit beaucoup moins marquée en basse-tige. Par contre, en haute-tige, on entend parler de moins 20 % dans le Pays d’Auge à moins 40 % dans le Bocage. Il nous faut cependant encore quelques semaines pour affiner ces chiffres.
Ce manque de pommes en verger haute-tige va peser sur le marché ?
La Cidrerie du Val de Vire a une couverture de 75 à 90 % de ses besoins assurée par le verger basse-tige. Cependant, le peu de pommes dans les vergers traditionnels va accentuer le déficit des approvisionnements vers la transformation car l’autoconsommation reste importante dans notre région.
Il est donc important que, dans ce contexte, aucune pomme ne soit oubliée dans l’herbe.
La coopérative Elle&Vire est donc acheteur de pommes tout venant ?
Toutes les pommes de la région, quel que soit le verger, quel que soit le producteur, coopérateur ou non coopérateur, sont les bienvenues. Nous assurons les débouchés.
Mais à quel prix ?
C’est une décision qui sera prise par le Conseil d'administration de la coopérative.
C’est un marché sur lequel les Espagnols sont très présents ?
Il le seront en 2007 ni plus ni moins que les autres années. Les volumes exportés sont difficilement maîtrisables dans nos statistiques interprofessionnelles.
Si la quantité fait défaut, la qualité est-elle là ?
Il est probable que les teneurs en sucre seront inférieures aux années précédentes. Les pommes manquent de fermeté mais nous espérons que les rendements en jus soient corrects. Les conditions climatiques peuvent améliorer la qualité des pommes tardives
Et les conditions de récolte ?
Si le beau temps perdure, elles seront excellentes. C’est un plus pour l’agréage.
En conclusion, un mot sur le marché du cidre ?
La météo estivale ne nous a pas facilité la tâche. Et si on ne dispose pas encore d’indicateurs précis sur le cidre, on sait que le marché de la bière a reculé de 17 % en mai, juin et juillet. C’est un indicateur ! Il ne faut cependant pas sombrer dans le pessimisme. Si Val de Vire a autant investi dans la filière et notamment à travers sa nouvelle cuverie, c’est que nous croyons en l’avenir du cidre.
Recueillis par Th. Guillemot
Elle a démarré vers le 10 septembre conformément aux autres années. Nos trois sites de Condé-sur-Vire, Le Teilleul (50) et Cahagnes (14) sont ouverts. L’hypothèse d’une baisse de production dans la région Bocage, pronostiquée par le CTPC (Centre Technique des Productions Cidricoles), semble se confirmer.
Cela concerne autant le verger basse-tige que le verger haute-tige ?
Il semble que cette chute de production soit beaucoup moins marquée en basse-tige. Par contre, en haute-tige, on entend parler de moins 20 % dans le Pays d’Auge à moins 40 % dans le Bocage. Il nous faut cependant encore quelques semaines pour affiner ces chiffres.
Ce manque de pommes en verger haute-tige va peser sur le marché ?
La Cidrerie du Val de Vire a une couverture de 75 à 90 % de ses besoins assurée par le verger basse-tige. Cependant, le peu de pommes dans les vergers traditionnels va accentuer le déficit des approvisionnements vers la transformation car l’autoconsommation reste importante dans notre région.
Il est donc important que, dans ce contexte, aucune pomme ne soit oubliée dans l’herbe.
La coopérative Elle&Vire est donc acheteur de pommes tout venant ?
Toutes les pommes de la région, quel que soit le verger, quel que soit le producteur, coopérateur ou non coopérateur, sont les bienvenues. Nous assurons les débouchés.
Mais à quel prix ?
C’est une décision qui sera prise par le Conseil d'administration de la coopérative.
C’est un marché sur lequel les Espagnols sont très présents ?
Il le seront en 2007 ni plus ni moins que les autres années. Les volumes exportés sont difficilement maîtrisables dans nos statistiques interprofessionnelles.
Si la quantité fait défaut, la qualité est-elle là ?
Il est probable que les teneurs en sucre seront inférieures aux années précédentes. Les pommes manquent de fermeté mais nous espérons que les rendements en jus soient corrects. Les conditions climatiques peuvent améliorer la qualité des pommes tardives
Et les conditions de récolte ?
Si le beau temps perdure, elles seront excellentes. C’est un plus pour l’agréage.
En conclusion, un mot sur le marché du cidre ?
La météo estivale ne nous a pas facilité la tâche. Et si on ne dispose pas encore d’indicateurs précis sur le cidre, on sait que le marché de la bière a reculé de 17 % en mai, juin et juillet. C’est un indicateur ! Il ne faut cependant pas sombrer dans le pessimisme. Si Val de Vire a autant investi dans la filière et notamment à travers sa nouvelle cuverie, c’est que nous croyons en l’avenir du cidre.
Recueillis par Th. Guillemot