Dominique Barrau, Secrétaire général de la FNSEA
Travail, détermination et modestie pour recueillir la confiance
Dominique Barrau, Secrétaire général de la FNSEA
La FNSEA et les Jeunes Agriculteurs terminent une série de 22 visites régionales en vue des prochaines élections aux Chambres d’Agriculture. Leurs secrétaires généraux respectifs, Dominique Barrau et William Villeneuve, réuniront le 15 novembre prochain à Caen les bureaux des FDSEA et des JA des 5 départements normands. Mais quels sont les enjeux du scrutin pour la Ferme Normande ? Les réponses du secrétaire général de la FNSEA.

La FNSEA bosse pour vous. Notre projet est sérieux et notre volonté à changer les choses intacte.
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Vous serez mercredi auprès des agriculteurs de Normandie. Quels messages souhaitez-vous passer ?
Avant tout un message d'espoir car l'agriculture a souffert trop longtemps d'une baisse de moral, justifiée par les crises et les aléas mais un nouvel horizon se dégage. Deuxièmement, je souhaitais leur dire qu'ils peuvent être fiers car l'agriculture participe pleinement au développement de notre pays et à son aménagement. Enfin dernier message, un message syndical, ensemble, grâce à l'action collective, au sein de la FNSEA, nous pouvons peser pour un avenir meilleur.
Quels sont, pour l'agriculture normande et plus globalement pour l'agriculture française, les enjeux de ces élections ?
L'enjeu est simple mais crucial. Quelle agriculture voulons-nous et qui peut le mieux la représenter ? Le modèle familial moderne que nous défendons à la FNSEA a un mérite. Il respecte les traditions tout en se donnant les moyens de la pérennité. De nouveaux débouchés s'ouvrent à nous. Il n'y a pas que les biocarburants, tout ce qui concerne l'élevage et la biomasse va dans ce sens. Il s'agit de prendre le virage avec optimisme et détermination. L'agriculture normande a un avantage sur d'autres. Son image est bonne, voire très bonne. On pense qualité, AOC, terroir, etc. C'est une chance supplémentaire face à la mondialisation !
Quelles sont les grandes différences entre la politique agricole que vous défendez et celle défendue par vos concurrents ?
Nous défendons une politique de responsabilité. Si l'on veut bien accorder un sens à ce mot, cela signifie beaucoup de choses ! Tout d'abord, c'est dire la vérité aux paysans non par plaisir ou stratégie mais parce qu'en disant la vérité, nous préparons l'avenir. En second lieu, il s'agit de peser. Nous n'avons jamais considéré que la réforme de la PAC en 2003 fût bonne, bien au contraire. Mais, une fois ratifiée par les états, il était de notre responsabilité de l'adoucir dans la négociation de son application pour qu'elle pénalise le moins possible les paysans français. Le dossier DPU en est un bon exemple. Enfin, la politique que nous défendons se veut rassembleuse. Nous n'acceptons pas la division agricole. L'unité est notre combat. Voilà le sens de notre engagement, loin de la démagogie des uns et l'archaïsme des autres.
Etes-vous confiant quant à l'issue de ce scrutin ?
La confiance en soi est un sentiment positif qui aide à l'épanouissement ! Pour ce qui est électoral, je préfère le travail, la modestie et la détermination, d'autres éléments, plus porteurs, pour recueillir la confiance des autres !
Avez-vous un message particulier à faire passer aux agriculteurs du Calvados qui, par deux fois, se sont démarqués dans les urnes ?
Je leur dis : "faites-nous confiance". Trop de promesses se terminent en désenchantement. La FNSEA bosse pour vous. Notre projet est sérieux et notre volonté à changer les choses intacte.
Propos recueillis par Th. Guillemot