Un broutard retrouvé massacré, un autre blessé
“C’est un massacre”, s’indigne Denis Larsonneur, éleveur dans le Pays d’Auge, à Saint-Pierre-Azif et qui a perdu deux broutards charolais prêts à la vente, dans la nuit de samedi à dimanche.

La première bête a été retrouvée dimanche matin dans un chemin, par un voisin éleveur Clément Lebrun. L’animal, dépecé des quatre membres, gisait dans un chemin à une cinquantaine de mètres de la pâture où il a été touché par balle. Les malfrats ont visiblement agi en équipe, pénétrant dans ce pré situé sur le village de Branville avec un véhicule. Munis d’une carabine, ils ont atteint la bête à la tête, avant de la traîner jusqu’à leur véhicule pour la tracter et la dépecer à l’abri d’un proche chemin. “Certainement pas l’œuvre d’un boucher, détaille Denis. Les quatre membres ont été laborieusement sectionnés, les os broyés. D’après le vétérinaire, l’animal, était certainement encore vivant pour cette épreuve de torture. Quant à la viande, elle aura certainement mauvais goût ; la bête n’a pas été saignée”. Dans la bataille, une deuxième bête a été blessée par balle à la mâchoire et a finalement dû être euthanasiée. Profondément choqué, Denis apprend par son assurance qu’il n’est pas certain d’être dédommagé. “Ajouté à cela les vols de matériel, cela commence à faire beaucoup pour la profession agricole”. En pleine période de fenaison, l’éleveur n’avait vraiment pas besoin de devoir gérer cela. Une enquête de gendarmerie est en cours, mais les malfaiteurs auraient laissé peu d’indices. “On se sent un peu démuni, avoue Denis Larsonneur. J’espère simplement que cela ne se reproduira pas, ni chez moi ni chez mes voisins”.