Session CRAN
Un peu plus de cohérence environnementale
Session CRAN
Les élus de la Chambre Régionale d’Agriculture de Normandie ont adopté en session une motion visant à apporter un peu plus de cohérence dans les contraintes environnementales imposées aux agriculteurs.

L’étau environnemental se resserre un peu plus chaque jour autour des pratiques agricoles et bien souvent à marche forcée regrettent les représentants professionnels. PRAD (Plan Régional pour l’Agriculture Durable), SRCAE (Schéma Régional Climat Air Energie), SRCE (Schéma Régional de Cohérence Ecologique), SCAP (Stratégie de Création d’Aires Protégées)... Autant de sigle à décoder pour en mesurer les conséquences.
La reconnaissance des efforts accomplis
Dans sa motion, les élus de la Chambre consulaire demandent que les efforts environnementaux accomplis depuis 20 ans soient reconnus à leur juste valeur. Les chiffres le prouvent. 8 200 agriculteurs se sont mis aux normes et plus de 4 000 ont modernisé leur exploitation par le biais du Plan Bâtiment. En 2009 et 2010, 200 agriculteurs ont investi dans les économies d’énergie dans le cadre du PPE (Plan de Performance Energétique) et 15 unités de méthanisation sont en projet en Normandie. De 2008 à 2010, plus de 800 agriculteurs ont contractualisé des mesures agro-environnementales dans des sites Natura 2000 et en zones humides pour plus de 12 000 ha. Depuis 2005, plus de 3 800 pulvérisateurs ont été contrôlés. Parallèlement, 7 250 agriculteurs ont obtenu leur certiphyto...
Plus de prairies mais moins de bovins
Ainsi, la profession ne demande pas une pause mais qu’on laisse un peu de temps au temps et surtout un accompagnement économique. Pascal Férey est monté au créneau sur le dossier de la protection des masses d’eau. L’élu manchois insiste sur “des mesures financières pérennes. Il nous faut un vrai outil financier pour accompagner les préjudices économiques subis par les agriculteurs”. Il a également évoqué un déni de démocratie quand certaines associations se portent acquéreur de terres agricoles. Il a enfin invité tous les syndicats agricoles, majoritaires et minoritaires, à être acteurs du dossier. En l’absence de représentants de la profession dans les instances décisionnelles et quel qu’en soit l’échelon, c’est parfois la dérive. Dérive comme un PLU (Plan Local d’Urbanisation) qui proscrit la culture du maïs a illustré François Fihue, élu de Seine-Maritime. L’environnement a également besoin de cohérence. “D’un côté, on nous interdit de retourner les prairies. De l’autre, on voudrait moins de bovins dans les champs”. Le bonheur est-il toujours dans le pré ?
La reconnaissance des efforts accomplis
Dans sa motion, les élus de la Chambre consulaire demandent que les efforts environnementaux accomplis depuis 20 ans soient reconnus à leur juste valeur. Les chiffres le prouvent. 8 200 agriculteurs se sont mis aux normes et plus de 4 000 ont modernisé leur exploitation par le biais du Plan Bâtiment. En 2009 et 2010, 200 agriculteurs ont investi dans les économies d’énergie dans le cadre du PPE (Plan de Performance Energétique) et 15 unités de méthanisation sont en projet en Normandie. De 2008 à 2010, plus de 800 agriculteurs ont contractualisé des mesures agro-environnementales dans des sites Natura 2000 et en zones humides pour plus de 12 000 ha. Depuis 2005, plus de 3 800 pulvérisateurs ont été contrôlés. Parallèlement, 7 250 agriculteurs ont obtenu leur certiphyto...
Plus de prairies mais moins de bovins
Ainsi, la profession ne demande pas une pause mais qu’on laisse un peu de temps au temps et surtout un accompagnement économique. Pascal Férey est monté au créneau sur le dossier de la protection des masses d’eau. L’élu manchois insiste sur “des mesures financières pérennes. Il nous faut un vrai outil financier pour accompagner les préjudices économiques subis par les agriculteurs”. Il a également évoqué un déni de démocratie quand certaines associations se portent acquéreur de terres agricoles. Il a enfin invité tous les syndicats agricoles, majoritaires et minoritaires, à être acteurs du dossier. En l’absence de représentants de la profession dans les instances décisionnelles et quel qu’en soit l’échelon, c’est parfois la dérive. Dérive comme un PLU (Plan Local d’Urbanisation) qui proscrit la culture du maïs a illustré François Fihue, élu de Seine-Maritime. L’environnement a également besoin de cohérence. “D’un côté, on nous interdit de retourner les prairies. De l’autre, on voudrait moins de bovins dans les champs”. Le bonheur est-il toujours dans le pré ?