FDSEA de l'Orne
Une OP Lactalis Orne en chantier
FDSEA de l'Orne
Plus de 400 producteurs de lait ont participé aux quatre réunions proposées par la FDSEA et les JA. Une OP (Organisation de Producteurs) Lactalis départementale pourrait voir le jour dans les prochaines semaines.

Face au feu nourri des questions, Etienne Fabrègue a résumé en ces termes l’approche de la FNPL. “Comment faire ensemble et collectivement pour continuer à travailler avec l’entreprises dans le cadre d’une équité de traitement ? Je ne suis pas là pour vous vendre de la carte syndicale mais le job d’analyse, c’est la FNPL qui l’a fait. Adhérez à l’EMB si vous pensez qu’ils vous défendront bien demain. C’est un choix de responsabilité. L’économie du projet repose sur votre seule volonté”
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TG

Lactalis, qui comptabilise une centaine de groupements “maison” en France, leur a rédigé de nouveaux statuts. “Mais non conformes aux décrets car sans mandat de facturation”, insiste Dominique Guillemine au nom de la FDSEA.
De Juvigny-sous-Andaine à St-Langis-les-Mortagne en passant par Briouze et Mortrée, FDSEA et JA ont fait mouche en invitant les producteurs de lait livrant à Lactalis à pousser collectivement la réflexion. Sur le dossier chaud de la contractualisation et de la création des futures OP (Organisation de Producteurs), l’ambiance se détend quelque peu au gré d’une conjoncture plus favorable
Le flop du premier contrat Lactalis
Savoir où je dois mettre les pieds et repartir en confiance ! C’est un peu le sujet d’oral qui était proposé à Etienne Fabrègue, conseiller pour les affaires juridiques et européennes de la FNPL (Fédération Nationale des Producteurs de Lait).
Première certitude, le contrat initial proposé en mars par Lactalis a fait un flop. Il en arriverait seulement un ou deux par jour sur le bureau du géant Lavalois. L’opération de déminage entreprise par la FDSEA et les JA est une belle réussite.
Mais maintenant, on fait quoi ? “Si vous laissez passer ce moment, vous allez vivre l’intégration”, promet Etienne Fabrègue. Première option : le projet d’un office européen qui a ses adeptes. “Intellectuellement, philosophiquement, j’adhère au projet de l’APLI, a lâché le juriste de la FNPL avant de compléter “mais il n’est pas en conformité avec le décret européen”. Les textes en vigueur inter-disent en effet tout groupement qui dépasserait en volume 3,5 % de la production laitière européenne.
Des groupements maison non agréés
Seconde hypothèse : adhérer en masse aux organisations déjà existantes. A condition tout de même qu’elles soient agréées. Dans le cas contraire, “c’est une bonne bouffe une fois par an où éventuellement on discutera de primes qui peuvent sauter du jour au lendemain au bon vouloir de la laiterie”, craint le juriste de la FNPL.
Lactalis, qui comptabilise une centaine de groupements “maison” en France, leur a rédigé de nouveaux statuts. “Mais non conformes aux décrets car sans mandat de facturation”, insiste Dominique Guillemine au nom de la FDSEA. La facturation : le nerf de la guerre ou le minerai de l’information. Pas de transparence et donc aucun espoir d’équité de traitements entre les producteurs sans une main mise sur ce dossier. Ce qui n’empêche aucunement, après, une délégation logistique auprès du collecteur.
Du nouveau à mettre en chantier
Dernier axe de travail : la création d’une OP Lactalis Orne. “Pourquoi pas une OP par laiterie, ça diviserait moins nos forces ? On veut tuer le groupement de Domfront ? Et une OP par bassin de production ? Faudra-t-il être carté pour adhérer ?” Le débat s’est ouvert, riche, contradictoire, démocratique, participatif et sans langue de bois. Face au feu nourri des questions, Etienne Fabrègue a résumé en ces termes l’approche de la FNPL. “Comment faire ensemble et collectivement pour continuer à travailler avec l’entreprise dans le cadre d’une équité de traitement ? Je ne suis pas là pour vous vendre de la carte syndicale mais le job d’analyse, c’est la FNPL qui l’a fait. Adhérez à l’EMB si vous pensez qu’ils vous défendront bien demain. C’est un choix de responsabilité. L’économie du projet repose sur votre seule volonté”.
Le message est-il passé ? Les organisateurs des débats ont sondé les troupes. Sur les 188 personnes ayant émargé, 167 ont répondu par écrit à une petite enquête. Les 2/3 “souhaitent la création ou adhérer à l’OP”. Plus de 25 % “souhaitent participer à un groupe de travail pour une future OP Lactalis Orne”. Reste désormais à finaliser les bonnes intentions exprimées. Il y a encore du travail sur la planche.Bientot une contre-proposition
La FNPL travaille sur le contenu des contrats depuis de longs mois. Quatre réunions nationales, auxquelles étaient invités tous les présidents de groupement quelle que soit leur étiquette, ont permis d’avancer sur des contre-propositions. Avec Lactalis, le dialogue est loin d’être rompu. Dix représentants de groupements et la FNPL ont encore rencontré il y a peu les responsables de la laiterie. A ce stade des discussions, 4 des 8 pages du contrat initial ont fait l’objet de modifications. Des clignotants rouge et orange ont changé de couleurs. Du chemin reste à parcourir mais une nouvelle proposition de contrat pourrait être finalisée pour fin septembre.
Le flop du premier contrat Lactalis
Savoir où je dois mettre les pieds et repartir en confiance ! C’est un peu le sujet d’oral qui était proposé à Etienne Fabrègue, conseiller pour les affaires juridiques et européennes de la FNPL (Fédération Nationale des Producteurs de Lait).
Première certitude, le contrat initial proposé en mars par Lactalis a fait un flop. Il en arriverait seulement un ou deux par jour sur le bureau du géant Lavalois. L’opération de déminage entreprise par la FDSEA et les JA est une belle réussite.
Mais maintenant, on fait quoi ? “Si vous laissez passer ce moment, vous allez vivre l’intégration”, promet Etienne Fabrègue. Première option : le projet d’un office européen qui a ses adeptes. “Intellectuellement, philosophiquement, j’adhère au projet de l’APLI, a lâché le juriste de la FNPL avant de compléter “mais il n’est pas en conformité avec le décret européen”. Les textes en vigueur inter-disent en effet tout groupement qui dépasserait en volume 3,5 % de la production laitière européenne.
Des groupements maison non agréés
Seconde hypothèse : adhérer en masse aux organisations déjà existantes. A condition tout de même qu’elles soient agréées. Dans le cas contraire, “c’est une bonne bouffe une fois par an où éventuellement on discutera de primes qui peuvent sauter du jour au lendemain au bon vouloir de la laiterie”, craint le juriste de la FNPL.
Lactalis, qui comptabilise une centaine de groupements “maison” en France, leur a rédigé de nouveaux statuts. “Mais non conformes aux décrets car sans mandat de facturation”, insiste Dominique Guillemine au nom de la FDSEA. La facturation : le nerf de la guerre ou le minerai de l’information. Pas de transparence et donc aucun espoir d’équité de traitements entre les producteurs sans une main mise sur ce dossier. Ce qui n’empêche aucunement, après, une délégation logistique auprès du collecteur.
Du nouveau à mettre en chantier
Dernier axe de travail : la création d’une OP Lactalis Orne. “Pourquoi pas une OP par laiterie, ça diviserait moins nos forces ? On veut tuer le groupement de Domfront ? Et une OP par bassin de production ? Faudra-t-il être carté pour adhérer ?” Le débat s’est ouvert, riche, contradictoire, démocratique, participatif et sans langue de bois. Face au feu nourri des questions, Etienne Fabrègue a résumé en ces termes l’approche de la FNPL. “Comment faire ensemble et collectivement pour continuer à travailler avec l’entreprise dans le cadre d’une équité de traitement ? Je ne suis pas là pour vous vendre de la carte syndicale mais le job d’analyse, c’est la FNPL qui l’a fait. Adhérez à l’EMB si vous pensez qu’ils vous défendront bien demain. C’est un choix de responsabilité. L’économie du projet repose sur votre seule volonté”.
Le message est-il passé ? Les organisateurs des débats ont sondé les troupes. Sur les 188 personnes ayant émargé, 167 ont répondu par écrit à une petite enquête. Les 2/3 “souhaitent la création ou adhérer à l’OP”. Plus de 25 % “souhaitent participer à un groupe de travail pour une future OP Lactalis Orne”. Reste désormais à finaliser les bonnes intentions exprimées. Il y a encore du travail sur la planche.Bientot une contre-proposition
La FNPL travaille sur le contenu des contrats depuis de longs mois. Quatre réunions nationales, auxquelles étaient invités tous les présidents de groupement quelle que soit leur étiquette, ont permis d’avancer sur des contre-propositions. Avec Lactalis, le dialogue est loin d’être rompu. Dix représentants de groupements et la FNPL ont encore rencontré il y a peu les responsables de la laiterie. A ce stade des discussions, 4 des 8 pages du contrat initial ont fait l’objet de modifications. Des clignotants rouge et orange ont changé de couleurs. Du chemin reste à parcourir mais une nouvelle proposition de contrat pourrait être finalisée pour fin septembre.