Calvados
Une rentrée normale pour les JA
Calvados
Un beau soleil de fin d’été avec ses nuages de poussière, des partenaires de l’agriculture en nombre du grand public en masse.... Les JA (Jeunes Agriculteurs) ont fait ce dimanche à Esson une rentrée agricole “normale”.

A voir aussi dans les News de l'Agriculture sur Normandie TV les jeudi, dimanche et lundi vers 13 h 40 et en replay sur le site normandie-tv.com
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TG
au jeune syndicalisme agricole un peu ce que sont les universités d’été aux partis politiques. On y fait quelques piqûres de rappel. On prend la température ambiante. On jauge le moral des troupes. On se fixe quelques objectifs sur l’année à venir... Mais surtout, on crée l’évènement médiatique pour communiquer large. Mathilde Vermès, pour son premier exercice à la présidence des JA, à travers une prise de parole courte mais concise, s’est adressée aux consommateurs et à l’administration.
Nous n’avons jamais aussi bien travaillé
C’est tout d’abord en rétablissant ses vérités que Mathilde Vermès s’est adressée au grand public. “L’agriculture n’a jamais cessé d’évoluer et même si par le passé des erreurs ont été commises par méconnaissance et surtout pour des enjeux sociétaux, nous n’avons jamais aussi bien travaillé”. Et d’ajouter : “économiquement, mais aussi idéologiquement, nous ne pouvons pas nous permettre de balancer des engrais ou des pescticides à tout va sur nos cultures et le bien-être animal reste une priorité de nos éleveurs. Nous travaillons de manière raisonnée. J’y ajouterai, de manière raisonnable”. Voilà qui est dit.
Après ces considérations environnementales, la présidente de JA 14 s’est penchée sur le panier du consommateur évoquant de la manipulation. L’envolée des cours du blé est un sujet hautement médiatique et traité au JT de façon anxiogène. Or, “la part du prix du blé dans la constitution de celui de la baguette ne représente que 5 %. De plus, quand les cours baissent, le prix des produits finis ne diminuent pas”.Un message à destination aussi de la grande distribution.
Pourquoi démanteler les outils de régulation ?
Reste que cette volatilité des prix, les agriculteurs en sont les premières victimes et les politiques les premiers responsables. “Pourquoi remettre en cause des systèmes de régulation comme les quotas ? Des mécanismes permettant de lisser plus durablement le prix des produits alimentaires et nous offrent davantage de perspectives”.
Mais en tant que représentante des jeunes agriculteurs du département, Mathilde Vermès ne pouvait pas conclure autrement que sur une note d’espoir. “Pour que demain des jeunes restent motivés et poursuivent le travail de leurs aînés, pour qu’ils puissent s’installer sur des exploitations viables et vivables, travaillons main dans la main avec l’administration et l’ensemble de la profession. Continuons à soutenir les jeunes dans leur installation”.Le palmarès
1 : Fabien Angot (Juvigny-sur-Seulles) avec 69 points (tracteur Fendt, charrue Kverneland bisoc).
2 : Marc Antoine Prieur (Heurtevent) avec 62 points (tracteur SOMECA, charrue Souchu Pinet bisoc).
3 : Hyacinthe Legouix (Le-Mesnil-Blangy) avec 56 points (tracteur CLAAS, charrue Grégoire et Besson quadrisoc).
4 : Jérôme Meslin (Vaux-sur-Aure) avec 53 points (tracteur SAME70, charrue Grégoire et Besson trisoc).
5 : Laurent Lemagen (Soumont-St-Quentin) avec 51 points (tracteur Fendt, charrue Duro trisoc).
6 : Thomas Patrice (Bieville-Quetieville) avec 47 points (tracteur John Deere, charrue Demblon quadrisoc).
Nous n’avons jamais aussi bien travaillé
C’est tout d’abord en rétablissant ses vérités que Mathilde Vermès s’est adressée au grand public. “L’agriculture n’a jamais cessé d’évoluer et même si par le passé des erreurs ont été commises par méconnaissance et surtout pour des enjeux sociétaux, nous n’avons jamais aussi bien travaillé”. Et d’ajouter : “économiquement, mais aussi idéologiquement, nous ne pouvons pas nous permettre de balancer des engrais ou des pescticides à tout va sur nos cultures et le bien-être animal reste une priorité de nos éleveurs. Nous travaillons de manière raisonnée. J’y ajouterai, de manière raisonnable”. Voilà qui est dit.
Après ces considérations environnementales, la présidente de JA 14 s’est penchée sur le panier du consommateur évoquant de la manipulation. L’envolée des cours du blé est un sujet hautement médiatique et traité au JT de façon anxiogène. Or, “la part du prix du blé dans la constitution de celui de la baguette ne représente que 5 %. De plus, quand les cours baissent, le prix des produits finis ne diminuent pas”.Un message à destination aussi de la grande distribution.
Pourquoi démanteler les outils de régulation ?
Reste que cette volatilité des prix, les agriculteurs en sont les premières victimes et les politiques les premiers responsables. “Pourquoi remettre en cause des systèmes de régulation comme les quotas ? Des mécanismes permettant de lisser plus durablement le prix des produits alimentaires et nous offrent davantage de perspectives”.
Mais en tant que représentante des jeunes agriculteurs du département, Mathilde Vermès ne pouvait pas conclure autrement que sur une note d’espoir. “Pour que demain des jeunes restent motivés et poursuivent le travail de leurs aînés, pour qu’ils puissent s’installer sur des exploitations viables et vivables, travaillons main dans la main avec l’administration et l’ensemble de la profession. Continuons à soutenir les jeunes dans leur installation”.Le palmarès
1 : Fabien Angot (Juvigny-sur-Seulles) avec 69 points (tracteur Fendt, charrue Kverneland bisoc).
2 : Marc Antoine Prieur (Heurtevent) avec 62 points (tracteur SOMECA, charrue Souchu Pinet bisoc).
3 : Hyacinthe Legouix (Le-Mesnil-Blangy) avec 56 points (tracteur CLAAS, charrue Grégoire et Besson quadrisoc).
4 : Jérôme Meslin (Vaux-sur-Aure) avec 53 points (tracteur SAME70, charrue Grégoire et Besson trisoc).
5 : Laurent Lemagen (Soumont-St-Quentin) avec 51 points (tracteur Fendt, charrue Duro trisoc).
6 : Thomas Patrice (Bieville-Quetieville) avec 47 points (tracteur John Deere, charrue Demblon quadrisoc).