Contrat Lactalis
Union sacrée des OP normandes
Mercredi soir, les représentants des cinq organisations de producteurs Lactalis, constitués en Basse-Normandie, ont fait part de leur décision commune de contester les contrats envoyés aux producteurs. Avec l'appui logistique de la FNPL, ils étudient d'ores et déjà, avec les OP d'autres régions françaises, un nouveau contrat, moins restrictifs au niveau des clauses (notamment celles concernant la cession de l'exploitation ou le droit de manifestation) qu'ils devraient présenter en septembre.

Sébastien Amand (groupement des producteurs du bocage normand), Hervé Mauduit (groupement des Veys), Jean Morel (groupement Lactalis Isigny), Jean-François Pépin (groupement Jeanjacques) et Fabienne Féret (groupement Lactalis Lisieux) sont sur la même longueur d'ondes. "Le contrat envoyé en avril aux producteurs Lactalis est à revoir. Nous ne voulons pas faire la guerre à ce groupe, mais établir un partenariat gagnant/gagnat. Problème, des clauses sont à corriger dans ce fameux contrats, notamment le regard de Lactalis concernant la cession d'une exploitation, l'entrée d'un associé dans un gaec ou encore le droit de manifester". Union sacrée donc autout du lait, d'autant plus que le travail juridique sur la révision du texte est effectué en liaison avec d'autres groupements français, avec l'appui logistique de la FNPL. "D'ores et déjà, nous mettons en garde les producteurs sur les dangers de la proposition Lactalis en état et leur demandons une nouvelle de ne pas signer l'actuel document et de rejoindre les OP".