Coopération
Union Set prépare officiellement la fusion avec Agrial
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L'assemblée générale d'Union Set mardi à Ecommoy (Sarthe) a lancé le processus de fusion avec Agrial. Au préalable, la coopérative doit retrouver un budget équilibré.

Jean-Marie Meulle, directeur, et Gilbert Herpe, président d'Agrial, ont participé à la table ronde concluant l'assemblée générale d'Union Set.
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« Ensemble sur les chemins de l'alliance, construisons l'avenir d'Union Set. » Mardi à Ecommoy, le président de la coopérative sartho-tourangelle, Arnaud Degoulet a officiellement pu lancer le processus de fusion avec Agrial. Réunis en assemblée générale extraordinaire, les délégués d'Union Set avaient en effet préalablement voté deux résolutions symboliques : la modification de la date de clôture de l'exercice comptable et le mandat au conseil d'administration pour préparer la fusion. Après plusieurs mois de mise en place, Union Set chemine donc à présent vers un rapprochement avec sa « conjointe » normande. Or, même si, comme l'a constaté Ludovic Spiers, nouveau directeur de la coopérative depuis juillet, « beaucoup de synergies existent entre les deux groupes permettant une optimisation de par et d'autre », il reste encore quelques étapes à parcourir. « La situation financière actuelle d'Union Set n'est pas facile, admet le président, mais notre deal, avec Agrial, est de redonner au groupe un résultat équilibré pour le 31 décembre 2008, pour une fusion effective au 1er janvier ». Faute de quoi la fusion serait repoussée.
Avec un résultat net consolidé déficitaire de plus 5 millions d'euros – dû notamment à des frais financiers et à des provisions pour dépréciation de la valeur des filiales d'intégration porcine- le groupe Union Set a un « vrai challenge » à relever pour retrouver du gain financier. L'équipe dirigeante a d'ores et déjà travaillé à la réduction des charges. «Nous avons diminué la masse salariale, essentiellement en ne remplaçant pas des postes d'encadrement, détaille le directeur, la dissolution de notre filiale Coagis a contribué à cette opération ». Le plan d'action structurel prévoit par ailleurs des économies de l'ordre de 2,5 millions d'euros. « Et le calibrage de la coopérative et de ses moyens ne se fera plus en fonction du nombre total d'adhérents mais en fonction du nombre d'adhérents engagés », déclare le directeur, annonçant la volonté de la coopérative de se rapprocher du terrain.
Réouverture des points de vente
Une autre évolution structurante d'Union Set concerne en effet sa réorganisation en quatre régions. Se calquant sur le modèle d'Agrial, la coopérative a mis en place, en trois mois, une décentralisation des décisions visant « plus de réactivité ». Ce retour de « la parole au terrain » semble appréciée des adhérents, d'autant qu'il s'accompagne d'un redéploiement des magasins d'agrofourniture. Sur les 80 sites fermés en 2003 pour laisser place à la livraison directe, 4 sont déjà réouverts (un par région). « L 'objectif est d'avoir environ 40 points de vente sur le territoire, à raison d'un magasin dans un rayon de 10 km, incluant les Gamm Vert, précise Ludovic Spiers, nous souhaitons que cette réorganisation se déroule assez vite mais le choix des localisations se fera par région. C'est une des premières missions des conseils de proximité ». Avec un objectif de reconquête des agriculteurs mais aussi des ruraux pour leurs achats réguliers en agrofourniture, Union Set ne prend pas de risque dans cette opération. « Nous avons déjà les locaux et le personnel : aucun investissement supplémentaire n'est nécessaire », assure le président. Le centre d'appel est néanmoins conservé car « pour 15 à 20% des besoins des agriculteurs, il reste incontournable », affirme Ludovic Spiers.
Horizon 2010
Concernant les autres secteurs d'activités de la coopérative, le directeur a dévoilé aux délégués
dans son plan « horizon 2010 » les évolutions attendues de chaque production, dans la perspective d'un rapprochement avec la coopérative normande. « Les producteurs de volailles d'Union Set sont aujourd'hui adhérents directs d'Agrial et Union Set est prestataire pour la fabrication d'aliments, énumère-t-il, en production bovine, nous avons mis en place une réelle démarche amont à travers Bovimaine dont s'inspirera sans doute Agrial, actionnaire de Socopa. Et nous espérons conforter nos activités porcine (les deux coopératives produisent à elles deux 1 million de porcs) et de production de semences ».La centrale d'achat Acadis, créée en juin avec Cecab et Agrial, permet aujourd'hui d'optimiser les achats d'agrofourniture. La question du réseau de magasin de distribution devra en revanche être résolue : la cohabitation de plusieurs enseignes ne semblant opportune sur l'ensemble du territoire des deux groupes. « Avec un réseau de 220 magasins d'une même enseigne sur 7 départements nos pouvons réaliser un chiffre d'affaires de près de 200 millions d'euros et devenir l'un des plus gros réseaux de LISA de France », souligne Ludovic Spiers.
Fortes de leurs similitudes, tant sur le plan des activités que sur « l'esprit coopératif », Union Set et Agrial avancent aujourd'hui main dans la main. A l'image de leurs dirigeants, assis côte à côte lors de la table ronde concluant l'assemblée générale.
Avec un résultat net consolidé déficitaire de plus 5 millions d'euros – dû notamment à des frais financiers et à des provisions pour dépréciation de la valeur des filiales d'intégration porcine- le groupe Union Set a un « vrai challenge » à relever pour retrouver du gain financier. L'équipe dirigeante a d'ores et déjà travaillé à la réduction des charges. «Nous avons diminué la masse salariale, essentiellement en ne remplaçant pas des postes d'encadrement, détaille le directeur, la dissolution de notre filiale Coagis a contribué à cette opération ». Le plan d'action structurel prévoit par ailleurs des économies de l'ordre de 2,5 millions d'euros. « Et le calibrage de la coopérative et de ses moyens ne se fera plus en fonction du nombre total d'adhérents mais en fonction du nombre d'adhérents engagés », déclare le directeur, annonçant la volonté de la coopérative de se rapprocher du terrain.
Réouverture des points de vente
Une autre évolution structurante d'Union Set concerne en effet sa réorganisation en quatre régions. Se calquant sur le modèle d'Agrial, la coopérative a mis en place, en trois mois, une décentralisation des décisions visant « plus de réactivité ». Ce retour de « la parole au terrain » semble appréciée des adhérents, d'autant qu'il s'accompagne d'un redéploiement des magasins d'agrofourniture. Sur les 80 sites fermés en 2003 pour laisser place à la livraison directe, 4 sont déjà réouverts (un par région). « L 'objectif est d'avoir environ 40 points de vente sur le territoire, à raison d'un magasin dans un rayon de 10 km, incluant les Gamm Vert, précise Ludovic Spiers, nous souhaitons que cette réorganisation se déroule assez vite mais le choix des localisations se fera par région. C'est une des premières missions des conseils de proximité ». Avec un objectif de reconquête des agriculteurs mais aussi des ruraux pour leurs achats réguliers en agrofourniture, Union Set ne prend pas de risque dans cette opération. « Nous avons déjà les locaux et le personnel : aucun investissement supplémentaire n'est nécessaire », assure le président. Le centre d'appel est néanmoins conservé car « pour 15 à 20% des besoins des agriculteurs, il reste incontournable », affirme Ludovic Spiers.
Horizon 2010
Concernant les autres secteurs d'activités de la coopérative, le directeur a dévoilé aux délégués
dans son plan « horizon 2010 » les évolutions attendues de chaque production, dans la perspective d'un rapprochement avec la coopérative normande. « Les producteurs de volailles d'Union Set sont aujourd'hui adhérents directs d'Agrial et Union Set est prestataire pour la fabrication d'aliments, énumère-t-il, en production bovine, nous avons mis en place une réelle démarche amont à travers Bovimaine dont s'inspirera sans doute Agrial, actionnaire de Socopa. Et nous espérons conforter nos activités porcine (les deux coopératives produisent à elles deux 1 million de porcs) et de production de semences ».La centrale d'achat Acadis, créée en juin avec Cecab et Agrial, permet aujourd'hui d'optimiser les achats d'agrofourniture. La question du réseau de magasin de distribution devra en revanche être résolue : la cohabitation de plusieurs enseignes ne semblant opportune sur l'ensemble du territoire des deux groupes. « Avec un réseau de 220 magasins d'une même enseigne sur 7 départements nos pouvons réaliser un chiffre d'affaires de près de 200 millions d'euros et devenir l'un des plus gros réseaux de LISA de France », souligne Ludovic Spiers.
Fortes de leurs similitudes, tant sur le plan des activités que sur « l'esprit coopératif », Union Set et Agrial avancent aujourd'hui main dans la main. A l'image de leurs dirigeants, assis côte à côte lors de la table ronde concluant l'assemblée générale.