Opération stickage aux Carrefour et Leclerc d’Alençon
Viande bovine : une hausse de 60 cts/kg de carcasse pour survivre
“Pour vivre de notre métier, une hausse du prix producteur de 60 cts/kg est indispensable”.























Voilà le message que sont venus relayer auprès de la grande distribution Dominique Bayer (président
de la section viande bovine FDSEA), Manuella Belliard (présidente JA) et Daniel Genissel (président de la section viande bovine de la FRSEA de Basse-Normandie). Mercredi 15 septembre, une vingtaine de producteurs a mené, aux Carrefour et Leclerc d’Alençon, une opération de stickage. “Payé 2,90 e/kg, à qui profite la marge ? Les éleveurs de viande bovine veulent vivre de leur métier. Prix de la viande : + 40 % au consommateur et 0 % au producteur” en guise de messages. Messages reçus quasi 5 sur 5 par la ménagère de plus de 50 ans (et autres) : “on est avec vous !”
4 ans de crise
La production de viande bovine entame sa 4ème année de crise et la situation des producteurs n’est plus tenable. Paradoxalement, alors que la production est en recul et que la consommation se maintient, le prix à la production n’est pas à la hauteur. “Les acteurs de la filière sont responsables de cette situation en exerçant une pression continue sur les prix à la production. Le partage de la valeur ajoutée, ils ne connaissent pas”, dénonce Dominique Bayer. Du côté des GMS (Grande et Moyenne Surface), on déclare “comprendre les difficultés des éleveurs” tout en se gardant bien de dévoiler ses factures d’approvisionnement. La transparence a ses limites !
Pour certains manifestants, il faudra revenir plus nombreux et un samedi pour trouver une oreille plus à l’écoute. Côté revendications, FDSEA et JA réclament une revalorisation de 0,60 e/kg de carcasse mais aussi que la VBF (Viande Bovine Française) soit privilégiée dans les rayons. La viande importée ne présente pas en effet les mêmes garanties (sanitaires, environementales, sociales, ...) que le “made in France”. Autre danger : “que les prix d’importation finissent par faire les prix chez nous”, craignent Dominique Bayer et Manuella Belliard.