Chantiers de récolte
Préserver la petite faune de plaine
Chantiers de récolte
L’augmentation de la largeur des outils et de leur vitesse d’utilisation n’est pas sans conséquence pour la petite faune. A une période où la reproduction des espèces sauvages bat son plein et où les fauches sont en cours, l’agriculteur a son rôle à jouer pour limiter l’impact des interventions mécaniques.

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Chaque année, une quinzaine de nids de perdrix découverts lors des fauches d’herbe sont incubés au centre de la Fédération des chasseurs. Les compagnies sont ensuite relâchées sur le territoire où le nid a été découvert. Cependant, pour récupérer les œufs mis à découvert lors de la fauche, il faut déjà remarquer la présence d’un nid et ne pas
l’écraser ! Cela n’est possible que si on laisse la possibilité à la
couveuse de prendre son envol devant le tracteur. Pour faciliter la fuite des animaux, l’idéal serait de faucher la parcelle de l’intérieur vers l’extérieur du début à la fin. Mais selon la forme de la parcelle, cela n’est pas toujours évident à mettre en œuvre.
Faucher la parcelle en plusieurs bandes après l’avoir détourée est une technique plus simple et
également intéressante, à condition de toujours faucher vers
l’extérieur des bandes. Dans ce cas, les bandes ne devront pas être trop larges (30 m maximum), de façon à ne pas être tenté
de reprendre la fauche vers le centre pour terminer la bande. Un inconvénient dans ce cas
est que l’on roule à plusieurs endroits de la parcelle sur l’herbe non coupée. Pour limiter ce désagrément, un compromis peut être de commencer la fauche par l’extérieur de la parcelle en revenant vers le centre, mais de reprendre la fauche par le centre en poussant vers l’extérieur lorsqu’il ne reste plus qu'une quarantaine de mètres de large (schémas ci-contre).
D’après la Fédération des chasseurs, la mise en place d’un dispositif d’effarouchement devant la faucheuse (encadré page suivante) permettrait de préserver 10 à 15 % de lièvres et de nids de perdrix en plus, sans compter un nombre très important de chevrillards (petits chevreuils) qui sont
souvent victimes des faucheuses pendant cette période à risque.
Diminuer la vitesse d’avancement au détourage et en finissant
Les animaux tels que les liè-vres ayant tendance à sortir au “dernier tour”, il vaut mieux réduire la vitesse de fauche sur le dernier passage. Les perdrix et les faisans nichant quant à eux généralement à quelques dizaines de mètres maximum des bordures de la parcelle, il est également préférable de diminuer la vitesse d’avancement lors du détourage de celle-ci. Plus tard, lors de la moisson, même si la plupart des nichées auront déjà quelques semaines, appliquer les mêmes consignes que pour les foins permettra de faciliter le départ des animaux devant la machine. Contrairement à la faucheuse qui est déportée du tracteur, avec la moissonneuse on pourra terminer une bande en allers-retours toujours du même côté. Concernant le broyage des bandes enherbées, il est préférable d’intervenir à l’automne du fait d’un plus grand nombre
d’animaux déjà adultes à cette saison. Ces différentes pratiques relativement simples à mettre
en œuvre permettent de limiter les atteintes à la petite faune
de plaine. Si vous souhaitez des compléments d’information, contactez votre Chambre d’agriculture ou la Fédération des chasseurs.
l’écraser ! Cela n’est possible que si on laisse la possibilité à la
couveuse de prendre son envol devant le tracteur. Pour faciliter la fuite des animaux, l’idéal serait de faucher la parcelle de l’intérieur vers l’extérieur du début à la fin. Mais selon la forme de la parcelle, cela n’est pas toujours évident à mettre en œuvre.
Faucher la parcelle en plusieurs bandes après l’avoir détourée est une technique plus simple et
également intéressante, à condition de toujours faucher vers
l’extérieur des bandes. Dans ce cas, les bandes ne devront pas être trop larges (30 m maximum), de façon à ne pas être tenté
de reprendre la fauche vers le centre pour terminer la bande. Un inconvénient dans ce cas
est que l’on roule à plusieurs endroits de la parcelle sur l’herbe non coupée. Pour limiter ce désagrément, un compromis peut être de commencer la fauche par l’extérieur de la parcelle en revenant vers le centre, mais de reprendre la fauche par le centre en poussant vers l’extérieur lorsqu’il ne reste plus qu'une quarantaine de mètres de large (schémas ci-contre).
D’après la Fédération des chasseurs, la mise en place d’un dispositif d’effarouchement devant la faucheuse (encadré page suivante) permettrait de préserver 10 à 15 % de lièvres et de nids de perdrix en plus, sans compter un nombre très important de chevrillards (petits chevreuils) qui sont
souvent victimes des faucheuses pendant cette période à risque.
Diminuer la vitesse d’avancement au détourage et en finissant
Les animaux tels que les liè-vres ayant tendance à sortir au “dernier tour”, il vaut mieux réduire la vitesse de fauche sur le dernier passage. Les perdrix et les faisans nichant quant à eux généralement à quelques dizaines de mètres maximum des bordures de la parcelle, il est également préférable de diminuer la vitesse d’avancement lors du détourage de celle-ci. Plus tard, lors de la moisson, même si la plupart des nichées auront déjà quelques semaines, appliquer les mêmes consignes que pour les foins permettra de faciliter le départ des animaux devant la machine. Contrairement à la faucheuse qui est déportée du tracteur, avec la moissonneuse on pourra terminer une bande en allers-retours toujours du même côté. Concernant le broyage des bandes enherbées, il est préférable d’intervenir à l’automne du fait d’un plus grand nombre
d’animaux déjà adultes à cette saison. Ces différentes pratiques relativement simples à mettre
en œuvre permettent de limiter les atteintes à la petite faune
de plaine. Si vous souhaitez des compléments d’information, contactez votre Chambre d’agriculture ou la Fédération des chasseurs.