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La DGCCRF à l'assaut des contrôles
Eviter que le consommateur soit trompé

Le 9 février, le service de la répression des fraudes de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) a scruté les étiquettes et les origines des produits.

Jérémie Vernet, chef de service de la répression des fraudes de la DDPP, en plein contrôle des étiquettes et de la provenance des produits.
© Sandrine Bossière

A la suite des manifestations agricoles et des opérations de contrôles par les agriculteurs dans la Manche ces dernières semaines, le gouvernement avait annoncé le renforcement de contrôles. Le 9 février, la DDPP par le biais de la Direction générale de la concurrence, consommation et répression des fraudes (DGCCRF), a mis en lumière une des opérations conduites dans une enseigne de Condé-sur-Vire. " Les contrôles visent à s'assurer qu'il n'y a pas de tromperie du consommateur sur l'origine France indiquée lorsqu'elle est affichée mais également par usage du drapeau français sur l'emballage ", précise le chef de service, Jérémie Vernet. 

Reparti bredouille

Pendant une heure, il a ainsi scruté les étiquettes, l'affichage ou encore la provenance des produits alimentaires et le respect des indications d'origine. Ce 9 février, tout était en règle au Super U de Condé-sur-Vire. " Il est reparti bredouille ", sourit le patron du magasin, Thierry Renouf, qui assure avoir trois ou quatre contrôles par an auxquels s'ajoutent ceux en interne. " Ces contrôles visent à protéger les consommateurs et les opérateurs vertueux qui respectent la réglementation ", insiste Jérémie Vernet, qui agit avec ses huit autres collègues à "tous les échelons, petits ou grands magasins, sur les marchés…., pour maintenir la pression.

Des pénalités financières 

Le 2 février, le même type d'opération de contrôles a permis de " mettre en évidence des affichages relatifs au pays d'origine erronés", souligne Jérémie Vernet. Et ce sont des tomates marocaines et espagnoles, des kiwis italiens et des aubergines espagnoles qui étaient affichées comme françaises. En fonction des manquements, des suites pénales et administratives seront mises en œuvre. Cela peut aller de " 300 000 euros d'amende pour le responsable physique à cinq fois plus pour la personne morale. Cela peut même aller jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires annuel ", prévient Jérémie Vernet.

100 contrôles par an

Les contrôles vont se poursuivre. Ils sont de l'ordre d'une centaine par an dans le domaine agroalimentaire sur les 600 que réalise la DCCRF, tout secteur confondu. Au niveau national, plus de 10 000 contrôles seront réalisés cette année dans ce domaine. 

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